Cathédrales

Je me suis toujours intéressée à la symbolique des géométries sacrées, aux valeurs des tailleurs de pierres et à la recherche de la perfection dans les chiffres. Je suis également fascinée par les temples, particulièrement par les cathédrales, les bâtiments gothiques et flamboyants.

Dans la symbolique des rêves, l'église est la représentation du « moi intérieur ». Cette approche m'a fait prendre conscience de l’importance de croire en soi avant toute autre chose. Il est en effet primordial de construire pierre par pierre l’édifice qui est le nôtre et de l’entretenir puisqu’il nous permettra d’avancer toute notre vie. J’aime penser le corps comme un temple : notre seul véritable lieu de recueillement, de méditation et d’ascendance.

J’ai toujours considéré le tatouage comme un moyen d’extérioriser nos pensées, de poser sur la peau ce que chacun renferme en soi. Le tatouage est également un acte fort au cours duquel on prend le temps de réfléchir, de méditer ; de nombreuses personnes accèdent d’ailleurs à une certaine transe à travers le dépassement de la douleur.

Les motifs de cathédrales représentent pour moi cette fameuse prise de conscience : en soi, mais aussi en nos propres capacités, y compris en celle que nous avons d’être notre propre sauveur et d’être en osmose avec toute autre chose. En tatouant ces cathédrales, ces édifices gothiques si magnifiques, je souhaite renforcer l’idée qu’au delà de notre esprit, notre corps est aussi notre propriété, notre temple, dont nous sommes le seul maître.
Le fait d’encrer ces sanctuaires sur la peau est un moyen de fixer durablement ces valeurs et en tatouant ces images très fortes, j’aime l’idée d’aider mes clients à poser les premières pierres de leur édifice, symbole de la construction de soi.

Le tatouage devient alors un moyen de s’affranchir de certaines règles ou croyances pour renforcer notre personnalité et enfin aller à la poursuite de nos rêves. Le tatouage a cela de magique qu’il vous transforme.

Gyotaku

L’art du Gyotaku est une pratique japonaise antique, qu’utilisaient les pêcheurs du XIXème siècle pour immortaliser leurs meilleures prises ou ramener à leurs familles et seigneurs la preuve de leurs exploits.

Ayant grandi en bord de mer et ayant également vécu plusieurs années au Japon, la découverte de cet art m’a très rapidement inspiré. Aujourd’hui, je revisite cependant la technique à travers une approche plus moderne et personnelle.
Particulièrement intéressée par le côté brut de cet art, faisant du poisson un trophée, ce que j’apprécie au sein de cette pratique c’est le contact direct avec les éléments. Je sélectionne le poisson avec choix, le prépare avec soin et applique ensuite la peinture à la main, le tout dans un grand respect de celui-ci afin de ne pas le dégrader.

Plusieurs expositions ont été présentées à Nantes et Tours .
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